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Immobilier à Angers, les enjeux du mandat

Une crise du logement de plus en plus forte

A Angers, le logement apparaît dans le peloton de tête des préoccupations des habitants et cela pour, au moins, deux raisons. La première, c’est que le marché de la transaction subit depuis quelques années des mouvements très forts et souvent à la hausse qui ont rendu l’acquisition d’un logement compliquée pour de nombreux administrés. Même si les prix sont en phase de stabilisation, ils ont progressé de façon vertigineuse à la suite de la crise du Covid. Rappelons que l’agglomération angevine gagne 2 500 habitants par an, et 1 000 rien que pour la ville d’Angers. La seconde raison, c’est la tension sur le marché locatif qui est de plus en plus nette et notamment en ce qui concerne la population étudiante. La capitale de l’Anjou accueille quelques 46 000 étudiants, un record ramené à sa population (160 000 habitants). 

Le logement étudiant au cœur de l’équation 

L’augmentation des tarifs de l’immobilier a, comme dans beaucoup de grandes villes françaises, poussé les primo-accédants et les foyers à revenus modestes vers les périphéries de la ville. Pour loger les étudiants et les jeunes actifs, des programmes neufs se sont multipliés ces dernières années. Ils ont attiré de nombreux investisseurs extérieurs au département, ce qui a contribué à maintenir les prix à un niveau élevé. Aujourd’hui, comme partout en France, la construction neuve est moins dynamique car moins intéressante pour les investisseurs, mais le problème du logement des étudiants, lui, se pose toujours. 

Deux ans d’attente dans le secteur social

Quant au parc locatif social, il est proche de la saturation. Selon l’association Consommation Logement et Cadre de Vie, plus de 10 000 demandes sont en attente, avec des délais d’attribution qui peuvent aller de 18 mois à deux ans. Selon les données métropolitaines, 7 000 logements sont en cours de construction ou prévus d’ici à 2027, mais les besoins restent considérables.