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Combien de passoires énergétiques à Poitiers ?

A Poitiers et dans la Vienne, la situation sur les passoires énergétiques est contrastée. Les choffres globaux sont dans la moyenne, mais des indicateurs inquiètent.

 

La Vienne dans la moyenne nationale

Il n’y a pas plus de passoires énergétiques dans la Vienne que dans le reste du territoire national. Le pourcentage des classes F et G est même rigoureusement le même dans les deux cas, respectivement de 6 et 3 %. En revanche, la catégorie D, potentiellement concernée par des travaux énergétiques dans les années à venir, représente un DPE sur trois dans la Vienne. C’est 29 % sur la France entière. Les logements considérés comme suffisamment performants (classes A, B et C) ne sont que 45 %, contre 48 % sur l’ensemble du territoire. 

Poitiers un peu mieux

A Poitiers, les données sont nettement plus favorables. La ville ne compte que 4 % de passoires énergétiques (3 % de F et 1 % de G). Mieux encore, 52 % des logements sont considérés comme corrects au niveau énergétique, dont 43 % pour la seule classe C. Les classes D et E regroupent tout de même 44 %, des biens. Ils seront donc concernés par des travaux énergétiques dans les années à venir. Notons que la situation est meilleure pour les appartements. On y trouve que 4 % de « passoires » et 57 % de logements en A, B ou C. Pour les maisons individuelles, on passe à 10 % de « passoires » et à 58 % de biens classés en D ou E. Moins du tiers des maisons appartiennent à la classe A, B ou C.

Ailleurs, des situations contrastées

A Châtellerault, deuxième ville du département, les chiffres soufflent le chaud et le froid. Le taux de « passoires » est un peu supérieur à celui de Poitiers, à 7 % (5 % de F et 2 % de G). C’est toujours mieux qu’au niveau national. En revanche, la classe D, qui reste insuffisante en termes de performance énergétique, connaît un effectif pléthorique, avec 39 % des DPE. A Buxerolles, périphérie prisée de Poitiers et troisième ville du département, la situation est proche de celle de la ville centre. 

En secteur rural, la qualité du parc est globalement moins bonne. A Chauvigny, par exemple, on compte 8 % de « passoires », mais surtout 60 % de biens classés D ou en dessous et donc, à revoir sur le plan énergétique. 

 

Source : observatoire DPE-Audit de l’Ademe.