L’Insee a récemment actualisé ses données concernant les logements vacants en France. Les chiffres officiels remontent désormais à l’année 2024 et, en Indre-et-Loire comme ailleurs en France, ils confirment des tendances lourdes.
Avant de lire ces données, il convient de différencier les situations. Entre deux locataires ou au moment d’une vente, il est normal qu’un logement soit vide pendant quelques mois. Cette vacance frictionnelle, de l’ordre de 2 à 3 % du parc de logement est incompressible et il faut l’avoir en tête quand on compare les données globales. C’est la part des logements libres depuis plus de deux ans qui pose un réel problème.
Selon les données de l’Institut de la statistique, 6,7 % des logements sont vides en Indre-et-Loire en 2024. C’est moins que la moyenne nationale, qui est de 11,1 %. Et c’est moins, surtout, que les autres départements de la région Centre-Val de Loire. On est à 8,3 % dans le Loir-et-Cher et à 7,2
En affinant l’étude au niveau des communes, on se rend compte que le taux de vacance est plus important dans les secteurs ruraux, les petites villes ou les villages qui ne bénéficient pas de l’attraction du centre économique principal du département. On est, par exemple, à 9,2 % à Rigny-Ussé, à 9,8 % à Saint-Christophe-sur-le-Nais ou 8,8 % dans une ville comme Bourgueil.
De même, les villes centres connaissent souvent un peu plus de logements vacants que les communes de la proche périphérie. Ainsi, on compte 7,3 % de logements vides à Tours, mais seulement 4 % à Fondettes, 4,9 % à Joué-lès-Tours et à Saint-Cyr-sur-Loire, 4,7 % à Saint-Avertin ou encore 6,8 % à Saint-Pierre-des-Corps.
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