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Taux d’intérêt : enfin la baisse ?

Pour la première fois depuis des mois, les taux d'intérêt entament un mouvement à la baisse

Après des mois de hausse, les taux d’intérêt semblent durablement orientés à la baisse. Un signal fort pour la reprise du marché immobilier

 

En décembre dernier, le gouvernement par la voix de son ministre de l’Économie Bruno Le Maire annonçait un allongement inédit de la durée maximale d’emprunt. Un premier signal à destination des primo-accédants, moteurs du marché de l’immobilier. Jusqu’à présent, on ne pouvait pas emprunter sur plus de 25 ans. Désormais, on peut aller jusqu’à 27 ans. Naturellement, c’est une façon d’augmenter la somme qu’il est possible d’emprunter. Deux années de remboursement supplémentaires, c’est autant de pouvoir d’achat immobilier en plus. Bémol tout de même, cet allongement n’est possible que si 10 % des sommes empruntées au moins, sont allouées à des travaux de rénovation, énergétique ou autre. A priori, donc, cela ne concerne pas les logements neufs. Quelques semaines plus tard, c’est sur le front des taux d’intérêt qu’est venue l’embellie.

Les taux à l’origine de la crise

La cause première de la crise du logement que nous avons connue en 2023, c’est bien sûr la hausse brutale des taux d’intérêt. Ils sont passés, en un peu plus d’un an, de 1 % en moyenne à plus de 4,5 %. Evidemment, pour l’acquéreur qui a recours à l’emprunt cela change tout : entre 20 et 25 % de pouvoir d’achat en moins selon les cas.

Or, pour 2024, nous avons quelques raisons d’espérer. Depuis octobre 2023, après dix mois de hausse consécutive, la Banque centrale européenne (BCE) n’augmente plus ses taux directeurs. Or, ce sont eux qui donnent le « la ». Quand ils augmentent, l’argent que les banques prêtent coûte plus cher et, donc, elles augmentent également leurs taux. 

Statu quo ou vraie baisse ?

Mi-décembre, Christine Lagarde, présidente de la BCE, a confirmé que ce statu quo allait se poursuivre. Certes les taux se situent à un niveau élevé, mais ils ne devraient plus augmenter dans les mois qui viennent. Pour autant, Christine Lagarde a également indiqué que le conseil des gouverneurs n’avait « pas du tout discuté de baisse des taux », évoquant un risque d’inflation encore très présent dans la zone euro. Un risque lié, en particulier, aux tensions sur le marché de l’énergie et aux hausses de salaires consécutives, justement, à l’inflation que nous avons connue.

Retour à la normale

Mais tout de même, derrière la prudence, les faits sont là. L’institution prévoit une inflation de 2,7 % en 2024 sur la zone euro, puis 2,1 % en 2025 et 1,9 % en 2026. Un retour à la normale envisagé, donc, dans un avenir proche, qui appelle naturellement un relâchement sur les taux. 

De l’autre côté de l’Atlantique, d’ailleurs, la banque centrale (FED) n’a pas hésité à faire savoir qu’elle avait déjà envisagé un calendrier de baisse des taux. Le mouvement, donc, est amorcé. La course folle des taux d’intérêt vers le haut est achevée. L’argent ne coûtera pas plus cher demain ni, sans doute, moins cher. Cette donnée essentielle est donc stabilisée et c’est un excellent signal pour tous ceux qui souhaitent investir.

Cette hausse des taux directeurs commence d’ailleurs à se répercuter sur les prêts immobiliers accordés aux particulier. Ils sont désormais retombés sous la barre des 4 %.