Avec la PAC air-eau, il s’agit d’aller chercher dans l’air extérieur l’énergie pour alimenter le système de chauffage. A l’installation, il faut compter environ 130 € d’investissement par mètre carré chauffé soit 13 000 € pour une maison de 100 m2. C’est 30 % de plus que pour une PAC air-air ou une chaudière traditionnelle électrique. Mais c’est moins qu’une PAC hybride ou une solution de géothermie.
C’est à l’usage que la PAC air-eau prend le dessus. Les économies d’énergie sont estimées à 35 % de la facture environ, pour une rentabilité atteinte en 6 à 10 ans. Son principal atout est son efficacité énergétique remarquable. Avec un Coefficient de Performance (COP) compris entre 5 et 5,5, elle surpasse la PAC air-air qui plafonne à 4.
De plus, la PAC air-eau peut être subventionnée par MaPrimeRénov’ de 3 à 5 000 € selon les revenus du ménage et bénéficie d’une TVA réduite à 5,5 %.
Mais dans les régions où l’hiver est rigoureux, elle peut dépenser beaucoup d’énergie pour maintenir la température souhaitée. Dans ce cas, une solution hybride est sans doute préférable.
A l’installation, la PAC air-air est moins chère que sa cousine air-eau. Il faut compter environ 100 €/m2 à chauffer. Mais, elle n’est pas éligible à MaPrimeRénov’ et elle est soumise à une TVA de 20 %. Autre inconvénient, cette chaudière ne fonctionne que pour le chauffage. Pour l’eau chaude, il vous faudra un système d’appoint. C’est la solution idéale, donc, en complément et dans une région tempérée.
Beaucoup plus lourde en termes d’installation, la PAC géothermique va chercher l’énergie non pas dans l’air, mais dans le sol. Selon le modèle de captage (horizontal ou vertical), l’investissement va de 14 à 25 000 € en moyenne. Une solution onéreuse à l’achat, donc, mais aux performances comparables à celles d’une PAC air-eau. Son avantage est d’être totalement indépendante des conditions climatiques car la température du sol, surtout en profondeur, ne varie que très peu. Cela en fait une excellente candidate pour les régions au climat rigoureux. Elle aussi est éligible à MaPrimeRénov’.
Le principal avantage d’une chaudière à condensation, c’est son prix. Il faut compter, selon les cas spécifiques, entre 40 et 60 € par mètre carré chauffé, soit 40 % de moins qu’une PAC air-air et plus de deux fois moins qu’une PAC air-eau. Mais attention, depuis le 1er mars 2025, cet équipement n’est plus éligible à MaPrimeRénov’ ni à aucune autre aide de l’État et sa TVA est repassée à 20 %. Cela s’explique par le fait qu’une chaudière à condensation, même si elle est plus performante qu’une chaudière classique, fonctionne tout de même avec de l’énergie fossile, le gaz, en l’occurrence.
Pour ce qui est des économies réalisées, la chaudière à condensation est moins performante qu’une PAC, avec une économie moyenne de l’ordre de 30 %. Mais, sur une année, cela représente déjà un gain non négligeable sur les factures d’énergie. La chaudière à condensation a aussi l’avantage d’être performante dans toutes les conditions climatiques. Pour ceux qui n’ont pas le budget nécessaire pour financer une PAC et qui ne veulent pas aller chercher une aide de l’État, c’est une bonne alternative entre prix et performance.
L’hybride, c’est la conjonction entre une PAC air-eau et une chaudière à condensation ou une chaudière électrique. Le principe, c’est que la PAC fonctionne en chaudière principale jusqu’à une certaine température déterminée à l’avance. En dessous de ce seuil où la PAC devient moins rentable, c’est la chaudière d’appoint qui prend le relais. Le passage de l’une à l’autre est géré électroniquement. Cela permet d’optimiser les économies d’énergie qui peuvent atteindre 40 % avec ce système. C’est mieux, donc, qu’une PAC seule et bien mieux qu’une chaudière à condensation.
Le problème, évidemment, c’est que ce type de solution coûte cher à l’installation. En effet, ce n’est pas une mais deux chaudières qu’il faut installer. Cette mise en place est assez complexe et demande une réelle expertise qui, naturellement, se paye. En moyenne, selon la surface du logement, la difficulté du chantier et la qualité des équipements, il faut compter entre 7 et 15 000 € à l’installation. Bien sûr, vous pouvez faire financer ce projet par MaPrimeRénov’ (si vous y êtes éligible aux conditions 2026). L’aide sera comprise entre 2 et 4 000 € selon vos revenus. Vous pouvez aussi demander un Prêt à taux zéro. Il n’en reste pas moins que cet investissement reste assez lourd.
Si vos factures d’énergie sont importantes, dans le cas d’une grande famille et/ou d’une vaste surface à chauffer, c’est tout de même une solution à envisager. Les gains réalisés annuellement permettent alors d’espérer une rentabilité en moins de dix ans.
Se chauffer aux pellets de bois est une bonne idée d’un point de vue écologique puisqu’il s’agit d’une énergie renouvelable, non-fossile. Et d’un point de vue économique, ce n’est pas mal non plus. Le prix d’un kWh coûte environ 0,755 € avec des pellets (chiffres 2024). Le gaz naturel est 1,5 fois plus cher, le fioul est 2,3 plus cher et l’électricité est 3,4 fois plus chère.
Les poêles et chaudières à pellets affichent d’excellents rendements énergétiques et permettent des économies d’énergie pouvant atteindre 30 %. C’est un mode de chauffage très sûr, non soumis aux aléas climatiques, ce qui n’est pas toujours le cas des PAC, par exemple.
En revanche, au niveau de l’installation, la solution bois demande un investissement assez important. Un simple poêle d’appoint, qui n’assurera pas la production d’eau chaude vous coûtera entre 2 et 8 000 € selon le modèle et la configuration de la maison. Mais pour une chaudière au sol assurant à la fois le chauffage central et la production d’eau chaude, il faudra compter entre 12 et 20 000 €.
Cette installation restera éligible à MaPrimeRenov’ en 2026, mais seulement dans le cadre d’une rénovation globale, un parcours désormais prioritairement ciblé vers les foyers modestes.
La chaudière électrique traditionnelle est certainement la moins chère à l’installation. Elle est simple à mettre en place et à entretenir. Elle permet un bon confort et une montée rapide en température.
Oui, mais l’énergie électrique est la plus chère de toutes et un système alimenté à l’électricité est particulièrement énergivore. A l’usage, donc, la solution électrique est la plus onéreuse. Ce que vous économisez à l’installation, vous le perdez rapidement sur vos factures. Peu écologiques, ces solutions ne sont pas aidées par l’État. A réserver aux petits logements ou aux habitations utilisés de façon occasionnelle.
Depuis le 1er juillet 2022, il est interdit d’installer une chaudière au fioul neuve en France, dans le neuf comme dans l’ancien. Certaines installations sont encore tolérées quand il serait trop coûteux ou impossible de passer à une autre énergie. 13 500 chaudières au fioul ont été installées en 2024, contre environ 50 000 en 2023.
Les chaudières au fioul en place peuvent être conservées et entretenues normalement, tant qu’elles sont en état de fonctionnement. Aujourd’hui, on estime que 8 % des Français se chauffent au fioul, en particulier dans les zones rurales. La trajectoire gouvernementale est de 300 000 chaudières au fioul en moins chaque année pour une éradication complète à l’horizon 2030.
Notons que le prix du fioul domestique est tendanciellement à la hausse depuis plusieurs années et qu’il faut lui ajouter le prix de l’entretien de l’installation. Efficace pour les grandes surfaces, ce mode de chauffage est donc assez coûteux et très peu écologique.
Vous serez notifié par mail lorsque de nouvelles annonces correspondront à vos critères de recherche.